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Samedi 28 novembre 2020, nous nous rendons sur l’ancien site Ergonor, 8 rue Delesalle à La Madeleine à la rencontre des membres de l’association Bicycl’Up, atelier d’autoréparation et de réparation de vélos. Grégoire le président de l’association nous y accueille en compagnie de Thomas et Antoine, mécanos.

Pouvez-vous nous présenter Bicycl’Up et son histoire ?

Grégoire : A l’origine c’est l’ambition de remettre des gens en selle sur des vélos dont ils n’imaginaient pas qu’ils pourraient encore rouler, une forme d’ambition sociale et sociétale, mais aussi environnementale avec le réemploi notamment. Remettre en état des vélos et autonomiser les gens sur les petits travaux : la crevaison, la casse de freins. C’est cela l’origine : former et autonomiser les gens.

J’ai commencé tout seul, hébergé par l’entreprise madeleinoise EMI (Entreprise Métal insertion) dans 35m², en octobre 2019. En janvier 2020 est arrivé Thomas, qui est venu m’aider et me soulager, car les demandes commençaient à affluer. Ensuite est venu le confinement puis le déconfinement, et là il y a eu une envolée de la pratique du vélo qui s’est conjuguée à l’encouragement de l’État en faveur du vélo avec le « coup de pouce vélo ».

Aujourd’hui on en est à plusieurs centaines de vélos réparés

La Ville de La Madeleine a accepté que nous proposions, en partenariat avec elle, un atelier de réparation sur la place du marché le 27 juin 2020. A cette occasion, on a pu faire la connaissance d’Antoine et d’autres mécanos. J’ai découvert que les passionnés de vélo étaient des gens bien, tous sans exception (Rires). Au cours de cette journée on a pu découvrir les besoins des Madeleinois et ça a renforcé la motivation que je pouvais avoir de remettre des gens en selle. Depuis on s’est installés, en août 2020, dans cet atelier mis à disposition par la Ville de La Madeleine, sur l’ancien site Ergonor en partage avec l’Outillothèque.

Formation à l’auto-réparation, réparations avec le « coup de pouce vélo » … quels sont les autres volets de l’association ?

L’autoréparation c’est très chronophage et pour l’instant on fait le constat que peu de gens veulent se former. Depuis notre ouverture, compte tenu du nombre de vélos à réparer, on s’est concentrés sur le fait de remettre les vélos dans le circuit. C’était la demande. On a donc mis l’autoréparation de côté pour l’instant, même si ça reste une ambition forte de Bicycl’Up et particulièrement des mécanos. Je les comprends, c’est très valorisant.

Aujourd’hui on en est à plusieurs centaines de vélos réparés. Il y a dorénavant 3 mécanos présents en alternance, qu’on commence un petit peu à rémunérer … Car on ne l’a pas encore dit, mais tout ceci était entièrement bénévole jusqu’à présent. L’association suit sa croissance mais ça ne nous fait pas oublier notre ambition première d’initier à l’autoréparation, et de donner envie aux gens de reprendre leur vélo pour pratiquer au quotidien.

Partir en vacances en famille, à vélo. C’est tout à fait faisable, les réseaux existent

Tu m’avais aussi parlé de partager des pratiques, que ce soit le vélotaf (aller au travail à vélo), les conduites scolaires, la promenade ou le voyage à vélo… 

Il y a plusieurs façons de permettre au plus grand nombre de reprendre son vélo le plus souvent possible, jusqu’à abandonner sa voiture pour les vacances. On ambitionne, je pense à partir de l’année prochaine, de réaliser des ateliers d’accompagnement pour donner envie aux gens de partir en vacances en famille, à vélo. C’est tout à fait faisable, les réseaux existent, les voies cyclables se développent de plus en plus et on a la chance d’avoir à côté de chez nous la Belgique et la Hollande, qui ont des réseaux extrêmement sécurisés pour la pratique en famille.

On a aussi envie d’aider les personnes dans leur pratique de tous les jours à avoir un vélo utile, en leur montant tous les accessoires nécessaires. De manière générale on a beaucoup d’idées dans l’accompagnement à l’usage du vélo, dans tous les moments de la vie.

Un autre volet de l’association, c’est le réemploi ? (donner une seconde vie aux vélos)

Le réemploi va devenir un enjeu fort par la pénurie de vélos neufs qui s’annonce, et la nécessité de relocaliser de l’emploi en France. Je parie sur le réemploi d’autant qu’il y a encore beaucoup de pièces disponibles. Ce sera à court ou moyen terme un des gros enjeux de Bicycl’Up : récupérer des vieux vélos et les remettre dans le circuit pour les particuliers.

En 2023 il y aura l’éco taxe vélo : comme pour l’électroménager, il y aura une part de la vente d’un vélo neuf récupérée par un organisme afin de financer la réparation des vélos notamment issus des déchetteries. Il y aura donc un beau tissu de réemploi de vélos. Cette donnée va obliger les fabricants à développer des pièces réparables. Plusieurs centaines de vélos de réemploi par an remis dans le circuit par Bicycl’Up, ce serait beau !

C’est un projet que j’ai trouvé plein d’humilité, dans le don de soi pour les autres

Vous évoquiez l’atelier du 27 juin sur la place du marché, c’est donc là que la greffe a pris. Comment décririez-vous votre rencontre et l’histoire collective de Bicycl’Up ?

Antoine : C’était un traquenard ! (Rires) j’étais sur la place du marché le 27 juin car j’ai répondu à un appel sur le site l’ADAV qui sollicitait des personnes pour accompagner Bicycl’Up pour réparer des vélos toute la journée. Je faisais ça de temps en temps chez moi et je me suis dit pourquoi pas ? J’ai compris que je ne m’y connaissais pas tant que ça finalement. Je suis tombé sous le charme. J’ai appris plus en une journée en groupe que tout seul pendant un an. Depuis, je suis revenu plusieurs fois à l’atelier jusqu’à devenir mécano quasi-permanent.

Thomas : Pour ma part j’ai rejoint l’aventure un peu avant le premier confinement. Grégoire bossait tout seul chez EMI. Vu que je suis passionné de vélo et que je réparais des vélos également, je suis passé le voir. On s’est très bien entendus, on s’est rendu compte qu’on avait cette passion commune de remettre les gens en selle, de faire profiter à tous du vélo et y compris aux gens qui s’y connaissaient le moins. C’est un projet que j’ai trouvé intéressant, dans une ambition de servir tout un chacun. Le vélo c’est le symbole de beaucoup de sujets politiques ou écologiques et je trouvais que c’était un bon engagement, peu contraignant et même plaisant pour moi : participer à quelque chose qui comporte des valeurs qui me sont chères.  

Il y avait aussi pour moi une volonté de transmettre tout ce que j’ai pu apprendre. J’ai commencé à bricoler des vélos à 13, 14 ans. J’ai appris de mon côté pendant des années et je me suis dit que c’était sympa de partager !

Aujourd’hui, se taper des bouchons le matin, des bouchons le soir, … Ce n’est plus la vie que les citadins veulent

Grégoire : C’est une histoire de passionnés. Le 27 juin c’est vrai que c’est une journée fondatrice. Je me suis découvert philanthrope ! J’ai aussi eu la conviction que l’ambition du début n’était pas une utopie. J’ai pu constater que petit à petit, à plusieurs, en étant exemplaires dans notre pratique et dans nos efforts, ça allait marcher. Parce qu’il faut le dire qu’on fait des efforts : vu le temps qu’on y passe, l’énergie qu’on y met, ça demande du temps ! Pour tout le collectif d’ailleurs : Antoine et Thomas, qui sont là aujourd’hui mais aussi Clément, l’autre mécano, Corinne la coordinatrice et les autres membres du bureau, Antoine et Romain.

Ce fameux boum du vélo d’après déconfinement dont vous parliez, vous vous l’êtes pris de plein fouet, vous vous y attendiez ? Comment ça s’est passé ?

Grégoire : Pris de plein de fouet, oui, mais heureusement on n’était pas très connus. Tout de suite on a eu des demandes par dizaines. Ça a été très compliqué en juillet, on était encore à l’atelier d’EMI et on n’était pas loin d’être débordés. On pensait que l’engouement allait se tasser avec l’automne, mais finalement on est début décembre et on a encore une dizaine de vélos qui rentre aujourd’hui, on en a encore une trentaine à réparer. Finalement on va peut-être passer l’hiver avec de l’activité de réparation.

Selon toi, c’est une tendance à long terme cette remise en selle d’une partie de la population ?

C’est une tendance pour laquelle j’ai l’utopie ou la naïveté de croire qu’elle est vraiment de fond. A mon avis elle ne touche que 10 à 15% de la population, mais cette part peut suffire à convaincre tout le monde. Je m’en suis rendu compte récemment, on a pu le constater : même sous la pluie, dans un coins excentré de La Madeleine, les gens se déplacent tout de même pour faire réparer leurs vélos.

Aujourd’hui, se taper 1h de bouchons le matin, 1h de bouchons le soir, des bouchons pour emmener les enfants à l’école ou à leurs activités… Ce n’est plus la vie dont les citadins veulent, dont les français veulent. Donc oui, je pense que c’est une tendance de fond. Toutes les pratiques du vélo explosent : le vélotaf, le vélo loisir, le vélo passion, le vélo vacances, ça fait pas mal d’années qu’il y a cette tendance mais là elle prend le pas sur la voiture clairement.

Justement la voiture… ton sentiment sur la cohabitation avec les autres modes motorisés ?

C’est encore compliqué, la voiture prend encore beaucoup de place. Pour l’instant on a du mal à partager. Il y a de l’animosité car le vélo prend sa place et donc la voiture doit lui laisser une partie de la sienne. Mais je considère que la voiture a pris trop de place, tout le monde en est convaincu, même les fabricants automobiles. La voiture n’a plus trop d’avenir en ville.

Le vélo c’est quand même le transport le moins cher qu’on puisse trouver

Cependant, je prône le partage, pas la séparation, en apaisant les voies. De ce fait, on pourrait même impliquer les automobilistes dans les groupes de travail, groupes de paroles pour réfléchir à de nouveaux aménagements. Il faut surtout qu’il y ait une cohérence globale, même si ça manque à nos politiques urbaines depuis très longtemps. On ne peut pas penser partage entre vélos, piétons et autos sans penser taille des villes, sans penser densité, sans penser sources d’approvisionnement en ville. Les hypermarchés par exemple n’ont plus lieu d’être parce qu’on ne peut y aller qu’en voiture. Le supermarché tel qu’on le connaît, doit disparaître au profit de petites unités accessibles à vélo…

Que diriez-vous à ceux qui disent qu’il fait froid, qu’il pleut, qu’ils ont des grosses charges à transporter, des enfants à conduire à l’école… en gros que c’est compliqué l’usage du vélo …

Grégoire : C’est assez facile de réorienter ses achats vers des vêtements qui protègent vraiment de la pluie, du froid, d’équiper son vélo en accessoires pour porter des charges, l’éclairage c’est vraiment plus un souci de nos jours… Il reste malgré tout le sentiment d’insécurité et c’est là qu’il faut prendre sa place et être exemplaire sur la route, comprendre les automobilistes qui parfois ne nous voient pas… Vraiment c’est assez simple aujourd’hui de s’y mettre.

Antoine : le vélo c’est quand même le transport le moins cher qu’on peut trouver, il y a la marche, le vélo puis les transports en commun et plus loin encore la voiture. Le vélo c’est donc moins cher pour la planète, moins cher pour le contribuable, moins cher pour l’usager, car le vélo il est amorti en quelques mois en fait…

Grégoire : Et puis oubliez le vélo du tour de France, sans accessoires avec des positions pas agréables… Il faut également oublier votre éducation, tout ce qui nous donne envie de dominer, de dépenser de l’énergie fossile… Il faut prendre du plaisir à être sobre comme dit Pierre Rabhi. Je ne peux pas être plus clair que dire : changez ! La vérité n’est pas là où vous la pensez. Arrêtons de dominer, de détruire, prenons du plaisir à être autonomes, à dépenser notre propre énergie, le vélo c’est la projection dans le long terme.

Chez Bicycl’Up vous voyez plein de cyclistes … Y-a-t-il un profil type ? Quel est le panel de vos usagers ?

On accueille surtout des vélos promenade, pas sport, promenade ! Et des vélotaf. On accueille plutôt le vélo utile et pas le vélo sportif. Le profil des adhérents et bénéficiaires, ce sont des gens qui utilisent régulièrement leur vélo, qui ont envie de l’utiliser un peu plus ou qui veulent l’utiliser le dimanche pour se balader.

Malheureusement le poste de dépense « vélo » n’est pas encore un poste identifié comme le poste de dépense « voiture » dans les ménages

Sinon les profils sont très variés, principalement des urbains. Ça va de l’étudiant au retraité. De la personne qui a très peu de revenus, qui veut juste remettre son vélo sur pied, à la personne qui a envie de partager un moment et qui ne se soucie pas du montant, donc on a vraiment toutes les catégories. Globalement on a quand même une majorité de trentenaires ou quarantenaires qui veulent utiliser ou réutiliser leur vélo pour aller travailler.

Venir chez Bicycl’Up c’est aussi donner une seconde vie aux vélos. Vos adhérents sont-ils sensibles à la durabilité des objets ? De leurs vélos ?

On a des sentimentaux, qui tiennent à leur vélo, qui dans un souci d’économie des matières premières et de réemploi veulent faire réparer leur vélo. Il y a aussi l’attachement au vélo d’enfance, l’attachement à l’objet et aussi le fait d’être mal à l’aise avec le rachat d’un vélo neuf alors qu’il y en a un dans le garage. Ceci dit, ça les chagrine un peu de dépenser parfois en réparation autant que le coût d’un vélo neuf, mais au final ils font le geste, encouragés par l’aide gouvernementale.

Malheureusement le poste de dépense « vélo » n’est pas encore un poste identifié comme celui pour la voiture dans les ménages, alors que c’est une vraie source d’économie, mais on ne s’en rend pas encore suffisamment compte.

Mes parents choisissaient leurs voitures pour qu’on puisse mettre nos vélos à l’intérieur

On est toujours trop dépendant de la voiture, du fait des infrastructures, des politiques gouvernementales et des lois qui nous permettent de payer moins d’impôts quand on habite loin et qu’on déduit ses frais de déplacements, les frais réels. Il est plus rentable d’habiter loin et de polluer ! On est en phase de retournement, ça va se retourner, mais pour l’instant ce sont des pionniers, les plus volontaires et convaincus qui font la démarche, qui se déplacent à vélo. De toute façon il y a une telle saturation du réseau routier, les bouchons le matin, la dégradation de la qualité de l’air… Le retournement va se faire naturellement.

Vous disiez que Bicycl’Up était une histoire de passionnés, quel est votre lien au vélo et à la réparation de vélo ?

Antoine : Pour moi ce n’est pas si vieux que ça… Quand j’ai commencé mes études, il n’y avait pas trop de transport pour y accéder, il fallait prendre le métro puis marcher, ça me prenait 30min. Je me suis dit c’est hyper long ! J’ai essayé le vélo en rachetant un vieux vélo que j’ai fait retaper, ça m’a d’ailleurs coûté cher de le faire retaper. J’ai découvert le vélo comme ça, matin et soir pour aller à l’école, puis petit à petit, j’ai commencé à le retaper tout seul, pour l’entretenir.

La voiture pour beaucoup de monde c’est sérieux, mais le vélo c’est très très sérieux !

En ce moment, le vélo en mode transport quotidien, j’adore ! Je n’ai toujours pas voyagé à vélo mais je pense que c’est quelque chose qui me plairait. Là, ce qui me passionne en ce moment c’est la réparation, c’est clair ! Découvrir des collections, découvrir des modèles…

Thomas : J’ai toujours été sur un vélo ! Mes parents choisissaient leurs voitures pour qu’on puisse mettre nos vélos à l’intérieur. Ils ont conditionné la voiture au vélo et pas le contraire. Dans la famille on s’est toujours déplacés à vélo sur Lille et la métropole. C’était soit transport en commun, soit le vélo. La voiture en ville ça n’a jamais été une option au niveau familial et je m’en réjouis ! Je me suis approprié ce moyen de locomotion urbain, mais qui me permet aussi de faire du sport. Je suis un grand fana de roule urbaine !

Grégoire : Mon lien profond avec le vélo c’est la liberté ! Mon premier souvenir c’est quand j’ai enlevé mes petites roulettes, je m’en souviens encore, la joie du déplacement libre et de l’équilibre ! Et finalement le vélo pour moi c’est cela, ça fait partie de mon équilibre … personnel. Je le vois encore plus avec Bicycl’Up, ça m’a permis de me rééquilibrer personnellement en m’investissant dans le vélo et en devenant philanthrope. J’ai vu le meilleur des hommes dans le vélo et dans leur volonté de revenir vers le vélo. Je le vois aussi dans les personnes que je rencontre. Pour moi ça représente beaucoup plus que j’imaginais et au final, je peux dire que pour moi le vélo, c’est sérieux… La voiture pour beaucoup de monde c’est sérieux, mais le vélo, c’est très très sérieux !

Les besoins sont là, les enjeux sont là et nous sommes toujours aussi passionnés donc il n’y a pas de raison que ça s’arrête

Mon usage du vélo, il est multiple : c’est forcément tous les jours, le vélotaf. Je pleure quand je dois aller au travail en voiture. C’est aussi le vélo promenade, en famille le weekend. Je trouve que c’est le bon format en termes de kilomètres parcourus et d’évasion. Vélo sportif aussi, car quand on a les fesses tous les jours sur un siège au bureau ça fait du bien de se dépenser : comme je n‘ai pas de champs de patate à biner ça me fait du bien. C’est aussi le vélo jeu, le vélo dynamique, le BMX avec les enfants, le partage père-fils, père-fille… C’est vraiment toutes les pratiques et beaucoup de bienfaits !

Le vélo adrénaline et souffrance sur de très longues distances est aussi une façon de se montrer à soi-même de ce dont on est capable, de se mettre en confiance, de se prouver qu’on peut faire ce que l’on pensait impensable ! Ça agit sur tous les compartiments de la vie, tous les compartiments de ma vie, il m’a aidé et m’a ouvert des portes. Je le considère quand même plus comme un loisir que comme un moyen de déplacement, même si je le pratique des deux façons.

Comment est venue l’idée de réparer ?

Grégoire : C’est de la suffisance… moi je voulais améliorer les performances de mes vélos quand j’étais jeune et je détestais dépendre d’une autre personne. Ça a pu être de l’inconscience parfois d’ailleurs, mais oui j’ai toujours été passionné.

L’avenir de Bicycl’Up ?

La suite, c’est de pérenniser notre activité, réussir à rémunérer nos mécanos à leur juste investissement, continuer à créer. Pourquoi pas relocaliser une petite fabrication de cargo low cost… ? C’est aussi pérenniser un atelier dans lequel on a la certitude de pouvoir continuer à grandir. Aujourd’hui, on sait qu’au-delà de juin 2021, les travaux sur le bâtiment nous conduisent à laisser la place, mais aujourd’hui on a créé une communauté d’adhérents, les besoins sont là, les enjeux sont là et nous sommes toujours aussi passionnés, donc il n’y a pas de raison que ça s’arrête !

Vous pouvez contacter Bicycl’Up via leur facebook ou au 07 69 35 72 59

Ouvert du lundi au vendredi de 15h00 à 19h00 / le samedi de 9h00 à 15h30

8, rue Delesalle – 59110 La Madeleine

Propos recueillis par Romain Bayart / Photos Julien Bonleu